En fait, l'ère de Planck, les 10^-43 s, est la plus petite partie de temps possible. Au mur de Planck apparaît la gravitation, et donc l'espace-temps, et donc l'espace et le temps eux même. En fait on ne peut pas "imaginer" un "avant" ce mur de Planck puisque le temps n'a pas de signification. Comme la gravitation n'existe pas, l'espace -temps, et donc le temps, n'existent pas.
L'Univers, tel que nous le concevons avec un espace et un temps, n'existe pas. Et si pas de temps, pas "d'avant".
Alors après on peut toujours "imaginer" ce que peut être un univers sans espace et sans temps, mais alors on ne peut pas employer le terme de "avant" ou de "d'où" notre univers est-il né. On peut peut-être s'imaginer "de quoi" nous sommes nés. Sachant que du coup l'Univers est déjà né tout habillé. Il est né... avec un certain âge (de 10^-43 s).
Après effectivement, on a besoin de beaucoup d'imagination pour se représenter quelque chose en dehors de toute référence au temps et à l'espace. Mais finalement, on en a déja à des exemples : pour un photon, l'idée de temps propre n'a pas de sens, et en mécanique quantique, bien souvent, on abolit la notion de causalité ou de simultanéité.
Vous voyez, c'est le chemin par la science qui stimule l'imagination ! En la contraignant, la science pousse l'imagination dans des voies inexplorées, qu'elle n'aurait jamais imaginé suivre naturellement. J'aime trop l'imagination pour la laisser s'endormir à des facilités. Elle a besoin d'être poussée dans ses retranchements pour exprimer le meilleur d'elle même. Finalement, la science est le coach exigeant de l'acte d'imagination. Et nos séances astrophysique sont de sévères entraînements dignes des sports les plus rudes
